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Notre thème d'année 2015-2016

Demeurez dans mon amour

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Thème d'année
Thème d'année 2015-2016

« Demeurez dans mon amour » (Jn 15,9)

Après avoir médité sur la Foi et sur l’Espérance ces deux dernières années, nous vous proposons de compléter ce parcours autour des vertus théologales par une méditation sur la Charité. Cette nouvelle étape sera comme un point d’orgue puisque, comme le dit saint Paul : « Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité » (1 Co 13,13).

Le titre de notre thème d’année a été emprunté à l’évangile de Jean : « Demeurez dans mon amour » (Jn 15,9). Cet appel de Jésus à ses disciples se trouve dans le dernier entretien qu’il leur donne au soir de la Cène après le lavement des pieds et la trahison de Judas. Jésus livre son cœur et donne ses dernières recommandations à ses apôtres avant la grande épreuve de la Passion.

C’est ce contexte qui a guidé notre choix pour la réalisation de l’affiche du thème d’année. Sur ce chapiteau de l’église d’Issoire qui représente la Cène, Jésus a les mains ouvertes pour tenir d’un côté « le disciple bien-aimé » qui semble se blottir « comme un petit enfant dans les bras de sa mère », et pour accueillir de l’autre tous ceux qui veulent répondre à son appel. La main tendue de Jésus ne réussit pourtant pas à retenir celle de Judas au bas de cette représentation qui contient le pain de la bouchée qui le désigne comme traitre.

Le mystère de la foi est le mystère de l’amour d’un Dieu qui nous ouvre les bras. Nos prières mensuelles vont être l’occasion d’entrer dans la compréhension de ce mystère qui nous rejoint au cœur de notre vie. Comme le dit Benoit XVI, « l’amour de Dieu pour nous est une question fondamentale pour la vie et pose des interrogations décisives sur qui est Dieu et sur qui nous sommes » (Deus caritas est. N° 2).

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Thème d'année 2014-2015

thme danne 2015Espérer contre toute espérance
Introduction
Dans son Exhortation Apostolique « La Joie de l’Evangile », le pape François lance plusieurs cris comme autant d’appel à « réveiller » le troupeau dont il a la charge. Au peuple de Dieu il dit : « Ne nous laissons pas voler l’espérance » (N° 86). Il veut dire par là que le chrétien ne doit jamais « baisser les bras ». « Les maux de notre monde – et ceux de l’Eglise – ne devraient pas être des excuses pour réduire notre engagement et notre ferveur. Prenons-les pour des défis pour croître. En outre, le regard de foi est capable de reconnaître la lumière que l’Esprit Saint répand toujours dans l’obscurité, sans oublier que « là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rom 5,20). Notre foi est appelée à voir que l’eau peut être transformée en vin, et à découvrir le grain qui grandit au milieu de l’ivraie » (N° 84).
Notre thème d’année va nous aider à entrer dans cet appel que nous lance le pape François. C’est sous la haute figure d’Abraham, notre père dans la foi, que nous allons vivre nos rencontres mensuelles, lui que l’apôtre Paul nous donne pour modèle « espérant contre toute espérance » (Rom 4,18). Abraham a cru à la parole de Dieu lui disant qu’il serait le père d’une multitude et l’invitant à partir vers un pays inconnu. Abraham aurait pu douter de la parole de Dieu tant cette promesse et cette aventure le dépassaient. A vue humaine tout cela était improbable voire même impossible ! Mais rien n’est impossible à Dieu. Alors Abraham a fait confiance. Espérer c’est faire confiance à la parole de Dieu qui dépasse nos horizons humains.
Comme chrétien nous devons prendre le chemin d’Abraham en faisant confiance en Dieu. Jésus nous dit chaque jour comme à Marthe : « Je suis la résurrection » ( Jn 11,25). Croyons-nous cela ? Faisons-nous confiance au Seigneur ressuscité pour vivre cette espérance au quotidien, dans les difficultés qui sont les nôtres et dans une société de plus en plus éloignée de Dieu.
Dans cette société vide de Dieu et qui crève de cette vacuité résonne pour nous l'appel de Pierre : « Sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. Mais que ce soit avec douceur et respect, en possession d'une bonne conscience, afin que, sur le point même où l'on vous calomnie, soient confondus ceux qui décrient votre bonne conduite dans le Christ » (1 P 3,15-16).
Nous portons donc une espérance dans un monde souvent désespéré. Nous avons a témoigner de cette espérance. D'où nous vient et quelle est cette espérance, comment la transmettre. Tels sont les trois points que je voudrais maintenant aborder dans les lignes qui vont suivre.

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Thème d'année 2013-2014

thanne 2014Il est grand le Mystère de la Foi
Dans le prolongement de l'année de la foi souhaitée par le pape Benoît XVI, nous avons voulu centrer nos feuillets pour l'année 2013-2014 sur ce même thème. Nous espérons que cette nouvelle catéchèse sera féconde spirituellement pour faire grandir notre foi au Christ Sauveur.
Une nouvelle fois, nous avons emprunté notre titre à la liturgie. « Il est grand le mystère de la foi ». C'est l'exclamation lancée par le prêtre au cœur de la prière eucharistique aussitôt après la consécration des oblats. Une manière de dire que ce qui s'accomplit sacramentellement dans ce geste d'offrande qui fait mémoire de celui de Jésus au soir de la Cène dépasse notre  entendement et doit être accueilli comme un don de Dieu dans le mystère pascal de son Fils. En effet, à cette ex-clamation du prêtre l'assemblée répond par ces mots : « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ». Cette réponse est un résumé kérygmatique de notre foi chrétienne : Jésus est mort, Jésus est le Vivant, Jésus reviendra à la fin des temps dans la gloire. Autrement dit, nous ne croyons pas en une doctrine mais nous croyons avant tout en une personne, ce Jésus que nous appelons « Seigneur » car « il est Dieu, né de Dieu ». Il est mort pour nous, il a été ressuscité par la puissance du Père, il reviendra dans la gloire.

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Thème d'année 2012-2013

thanne2012Le Mystère de l'Eglise : "Vous êtes le Temple de l'Esprit" (1 Co 16)

Nous voici à la troisième et dernière étape de notre parcours pour entrer dans l'intelligence du mystère de l'Eglise. Après l'avoir abordé comme "Peuple de Dieu" et "Corps du Christ", il nous reste à l'envisager comme "Temple de l'Esprit".
En cette année où l'Eglise fête le cinquantième anniversaire du Concile Vatican II, laissons résonner en nous ce que dit la "Constitution dogmatique sur l'Eglise" :

"Une fois que fut achevée l'œuvre que le Père avait chargé son Fils d'accomplir sur terre, l'Esprit Saint fut envoyé, le jour de la Pentecôte, pour qu'il sanctifiât sans cesse l'Eglise, et que de cette façon les croyants eussent accès au Père, par le Christ, dans l'unique Esprit. C'est lui l'Esprit de vie, la source d'eau jaillissant pour la vie éternelle, par qui le Père donne la vie aux hommes, morts du fait du péché, en attendant qu'il ressuscite dans le Christ leurs corps mortels. L'Esprit habite dans l'Eglise et dans les cœurs des fidèles comme dans un temple, en eux, il prie et rend témoignage de leur adoption comme fils. L'Eglise, qu'il introduit dans la vérité tout entière et qu'il unifie dans la communion et le service, il la pourvoit de dons divers, hiérarchiques et charismatiques, la dirige grâce à ces dons et l'orne de ses fruits. Par la vertu de l'Evangile, il fait que l'Eglise se rajeunisse et il la renouvelle sans cesse, et il la conduit à l'union parfaite avec son Epoux. L'Esprit et l'Epouse disent, en effet, au Seigneur Jésus : "Viens". Ainsi l'Eglise, dans son ensemble, apparaît comme "le peuple uni de l'unité du Père et du Fils et de l'Esprit Saint" (LG 4).

 

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Thème de l'année 2011-2012

LE MYSTERE DE L'EGLISE : Vous êtes le Corps du Christ


Thème 2011-2012Après avoir médité et prié l'an passé le Mystère de l'Eglise comme "Peuple de Dieu", nous allons, au cours de l'année qui s'ouvre devant nous, approfondir le Mystère de l'Eglise comme "Corps du Christ".

Ce Peuple avait été choisi, élu par Dieu pour devenir son Peuple, son héritage. La génération apostolique va naturellement s'inscrire dans le prolongement de cet héritage en se définissant comme le "nouveau" Peuple de Dieu reprenant à son compte le vocabulaire ancien pour définir l'Eglise. Dans ses lettres, pour dire à la fois l'accomplissement de la promesse et la continuité théologique avec le passé, saint Paul va dire de l'Eglise qu'elle est : l'Israël de Dieu (Gal. 6, 16), le vrai Israël (Rom. 9, 6), la vraie descendance d'Abraham ("Si vous appartenez au Christ, vous êtes donc de la descendance d'Abraham, héritier selon la promesse" Gal. 3, 29), la vraie circoncision ("C'est nous qui sommes les circoncis, nous qui offrons le culte selon l'Esprit de Dieu et tirons notre gloire du Christ Jésus, au lieu de placer notre confiance dans la chair" Ph. 3, 3), le vrai Temple de Dieu (1 Co. 3, 16-17).

Mais tout en revendiquant cet héritage théologique et cette continuité historique, les premiers chrétiens vont aussi affirmer une nouvelle dimension mystérique ou mystique de l'Eglise en lien avec le mystère de l'Incarnation et le mystère de la Croix.

Cette révélation, les premiers chrétiens vont aller la puiser dans l'Evangile de Jean et plus particulièrement dans le récit du cœur transpercé : "Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau." (Jn 19, 32-34).

Les Pères de l'Eglise voient dans ce récit la naissance de l'Eglise qui nait du cœur et du corps du Christ. A partir de ce texte, les Pères vont faire un parallèle entre ce que nous dit saint Jean et le livre de la Genèse. Lorsque Dieu veut donner une compagne à l'homme il ne la fabrique pas avec la glaise du sol comme il l'avait fait pour l'homme. Curieusement il fait tomber Adam dans un sommeil profond et à partir d'une de ses "côtes" il va façonner la femme: "Le Seigneur Dieu fit tomber dans une torpeur l'homme qui s'endormit; il prit l'une de ses côtes et referma les chairs à sa place. Le Seigneur Dieu transforma la côte qu'il avait prise à l'homme en une femme qu'il lui amena" (Gn 2, 21-22). Ce texte de la Genèse préfigure et est une annonce prophétique de ce qui se passe dans le mystère de la Croix du Christ : l'Eglise naît du côté transpercé du Christ comme Eve était "née" du côté d'Adam. Ainsi l'Eglise, nouvelle Eve, est née du côté du Christ endormi dans le sommeil de la mort sur le Golgotha comme l'ancienne Eve était née du côté d'Adam endormi dans le jardin d'Eden.

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