Accueil - Les archives de la revue du Rosaire - 25) Fran Angelico (février 2012)

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Bienheureux Fra Angelico : Le bien-nommé (1387-1455) - Fête le 18 février

S'il fallait un exemple pour faire comprendre comment la grâce sait s'appuyer sur la nature, ici le don de peindre, c'est bien l'œuvre d'un Fra Angelico qui pourrait le faire comprendre. Guido di Pietro, né vers 1400 en Toscane, doit sa première formation artistique à un atelier d'enluminure

 Vers l'âge de vingt ans, il entre au couvent observant de San Domenico de Fiesole, sur cette hauteur embaumée qui surplombe Florence.

Lorsque les dominicains prennent possession du couvent de Saint-Marc, les Médicis, en puissants mécènes, proposent de financer une nouvelle église. C'est Fra Angelico qui est chargé de décorer les bâtiments conventuels sous la direction de son maître, le futur archevêque de Florence, saint Antonin. Il est appelé à Rome par les papes Eugène IV et Nicolas V. Il travaille beaucoup, retourne à Fiesole puis de nouveau à Rome où il meurt en 1455, sans avoir eu le temps d'achever les fresques du cloître de Sainte-Marie de la Minerve où il repose, non loin du tombeau de sainte Catherine de Sienne.

Les historiens de l'art n'ont pas cessé d'interroger son œuvre picturale, plus énigmatique que sa lumineuse limpidité ne le ferait supposer de prime abord. Si on s'attache moins maintenant à montrer dans le détail sa conformité à la théologie thomiste - comme si la Somme pouvait être illustrée -, on admire la manière dont cette peinture se penche sur le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, et comment la lumière délicate qu'elle irradie, manifeste le renouvellement du monde dans le Christ. C'est bien cela qui est conforme à la théologie de saint Thomas d'Aquin.

L'alliage que fait Fra Angelico du jeu des couleurs, des décors et des attitudes, de l'ordre et d'une certaine dissemblance - comme l'a montré récemment l'historien de l'art Georges Didi-Huberman -, du réalisme de la terre et des beautés du ciel, du concret et de l'abstrait, lui permet de suggérer la transfiguration de la nature. Cette lecture théologique de l'œuvre peut s'accompagner d'une lecture dominicaine en quelque sorte. En effet à San Marco, à Fiesole, terre dominicaine, Fra Angelico répond aux besoins des communautés observantes auxquelles il appartient. Car, et en cela il est bien encore médiéval, Fra Angelico ne conçoit pas de dissociation entre le beau et le fonctionnel.

Il s'agit pour le peintre dominicain de rappeler à ses frères qui vont vivre, étudier, prier, dormir, manger, déambuler, le sens de ce qu'ils font, et comment leur prière, leur pénitence et toute leur existence doivent être polarisées par les mystères du salut, qu'en outre, par profession, ils devront prêcher. Ce que Fra Angelico nous propose, ce sont des homélies picturales, et c'est bien l'idéal, sous des formes et des intuitions évidemment différentes, de tout artiste dominicain. (Source : Alain Quilici et Guy Bedouelle, Les frères prêcheurs autrement dits Dominicains, Le Sarment/Fayard, 1997) 

C'est seulement après sa mort en 1455 qu'il est appelé Beato Angelico (Bienheureux Angelico).

Il a été béatifié à Rome le 3 octobre1982 par Jean-Paul II qui l’a donné comme saint patron aux artistes en 1984.

Source: http://spiritualitechretienne.blog4ever.com

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